vendredi 4 mars 2011

Analyse rhétorique de l'Éloge d'Hélène de Gorgias

Selon une lecture perelmanienne de l’Éloge d’Hélène de Gorgias, on peut affirmer que le développement argumentatif du premier argument de l’Éloge - il y en a quatre - permet de le classifier dans ce que Perelman appelle les « arguments quasi logiques ». Ce type argument est comparable à un raisonnement formel et logique. Selon Perelman, il tire sa force persuasive du rapprochement qu’il a « avec ces modes de raisonnement incontesté ». Il est non-formelle mais tente de réduire sa pensée au formel.

Le premier argument est le suivant : si Hélène s’en fut à Troie, c’est parce que les arrêts du Destin, ou les arrêts des dieux, ou les décrets de la Nécessité l’y ont forcée. Ces prémisses sont des « lieux communs » antiques, preuve que l’auditoire auquel s’adresse Gorgias est cultivé.

On peut en déduire que la problématique de cet argument est la suivante : est-ce qu’Hélène peut s’opposer au désir des dieux ? L’hypothèse de Gorgias est que « la diligence des hommes ne peut s’opposer au désir d’un dieu », ce que son auditoire lui accorde sûrement, puisque cette idée est très présente dans l’Antiquité. Sa conclusion est la suivante : Hélène ne peut s’opposer au désir d’un dieu. Il part de cette prémisse : « un [implique tous les dieux] dieu est plus fort que les hommes par sa force, sa science et tous les avantages qui sont les siens ». Par conséquent, tous les hommes sont plus faibles que les dieux. Et poursuit avec cette deuxième prémisse : « le [implique tous les plus faibles] plus faible ne peut s’opposer au plus fort : le plus fort dirige, le plus faible suit ». Par conséquent, le plus faible « doit s’incliner devant le plus fort », parce que le plus fort dirige, et le plus faible doit « se laisser conduire » par le plus fort, parce que le plus faible suit. Il s’ensuit les implications suivantes : si les hommes sont moins forts que les dieux, et que par conséquent, ils doivent s’incliner devant leur force et se laisser diriger, car le plus faible doit se laisser conduire par le plus fort, parce que le plus faible suit, il s’ensuit que « la diligence des hommes ne peut s’opposer au désir d’un dieu ». On peut résumer la démonstration par ce syllogisme rhétorique :

Aucun homme ne peut s’opposer au désir d’un dieu

Or Hélène est un homme.

Donc Hélène ne peut s’opposer au désir d’un dieu.

Comme on le constate, il semble vrai (semblable au vrai, c’est-à-dire vraisemblable) d’affirmer qu’Hélène ne peut s’opposer au désir d’un dieu. Mais il n’est pas vrai qu’Hélène ne puisse s’opposer au désir d’un dieu : c’est ce qu’on appelle dans la « Nouvelle rhétorique » un « argument quasi logique ».

Les raisons qui nous ont poussé à classer le premier argument dans la catégorie des « arguments quasi logiques » sont les mêmes qui font que nous classons le deuxième argument dans ceux-ci, bien qu’il se distingue du premier argument. En fait, le deuxième argument ne se distingue du premier que par ses deux principes moraux implicites, qui, encore une fois, sont des lieux communs, que partagent Gorgias et son auditoire.

Ce qui est particulier dans le deuxième argument, c’est précisément ce fait qu’il est manifestement un « argument quasi logique », encore plus que le premier, de par sa structure et sa force persuasive fondée sur sa ressemblance avec le raisonnement logique.

En fait, les arguments logiques ne retiennent jamais comme éléments constituants (les prémisses) des principes moraux. Ils ne sont justifiés que par des raisonnements valides et ne le sont que sur le plan strictement logique. Tandis que les « arguments quasi logiques », pour leur part, se forment à partir de principes moraux, de faits historiques, de lois, de politiques, et emploient la même structure que les arguments logiques. On peut appeler ces derniers des arguments vrais et les autres des arguments vraisemblables, en ce sens que les premiers sont véridiques sur le plan formel et les seconds ne sont que semblables au véridique tout en possédant le même caractère formel. C’est que les éléments constituants des arguments logiques doivent être des faits scientifiques immuables.

Or, les éléments constituants des « arguments quasi logiques » ne sont pas des faits scientifiques immuables, mais des faits humains changeants, comme les principes moraux d’une société, celle de l’époque de Gorgias en l’occurrence. D’où la nécessité de faire une distinction entre les deux types de raisonnement. Distinction qui n’est certes pas toujours facile à déterminer, mais qui dans le cas du deuxième argument apparaît, il nous semble, plus clairement.

Voici le postulat du deuxième argument : si Hélène s’en fut à Troie, c’est parce qu’elle a été enlevée de force. On peut dégager la problématique suivante : est-ce qu’Hélène a été enlevée au mépris de la loi et injustement violentée ? L’hypothèse de Gorgias sera alors de dire qu’il est juste d’accuser et de condamner celui qui use de la force et qui par là contraint et violente injustement et au mépris de la loi, et injuste d’accuser celui qui subit l’injustice. Il donne en guise de conclusion cette idée que, puisque Hélène a été enlevée au mépris de la loi et injustement violentée, il n’est pas justifié de l’accuser d’avoir causé la guerre de Troie. Ce raisonnement s’articule autour d’une prémisse explicite : « c’est de force qu’elle [Hélène] a été enlevée ». Et autour d’une prémisse implicite, à savoir que tout ce qui a été enlevé de force a été contraint. L’argument se fonde aussi sur un principe moral implicite : être enlevé par la contrainte, c’est être injustement violenté. Et sur un deuxième principe moral implicite : la loi interdit qu’on violente injustement. Donc, si on violente injustement, on le fait au mépris de la loi. Par conséquent, « elle fut contrainte au mépris de la loi et injustement violentée ». On peut donc en conclure que le principe moral explicite dans le texte, à savoir qu’« il est juste de condamner » ceux qui méprisent la loi et non ceux qui « [auront] connu l’infortune d’avoir été [violentée] » par une action condamnable par la loi, se trouve renforcé par les principes moraux implicites mentionnés plus haut. Par conséquent, « c’est le ravisseur », par son action condamnable par la loi, « qui s’est rendu coupable ; elle, enlevée, aura connu l’infortune d’avoir été violentée. C’est donc le Barbare [Paris], auteur de cette barbare entreprise, qu’il est juste de condamner ». On peut illustrer la démonstration syllogistique du deuxième argument par ce raisonnement :

Toute personne qui est enlevée par la force l’a été au mépris de la loi et a été injustement violentée.

Or, Hélène a été enlevée par la force

Donc, elle a été enlevée au mépris de la loi et a été injustement violentée.

On peut noter ici que la conclusion de la démonstration syllogistique de ce deuxième argument ne se termine pas avec la conclusion de l’argumentation relative à celui-ci, qui se termine avec un argument ad hoc. Mais puisque la presque totalité de l’argumentation de cet argument se structure selon la forme des « arguments quasi logiques » établis par Perelman, il nous est apparu justifié de la classer parmi les arguments de type « quasi logique ».

En fait, en partant de la conclusion de la démonstration syllogistique de ce deuxième argument, Gorgias conclut qu’« [i]l est donc juste de prendre pitié d’elle », de la plaindre d’avoir été privée de sa patrie, d’avoir été arrachée de sa famille injustement par la force, et de condamner celui qui l’a arrachée, ainsi que de déculpabiliser celle qui a subi cette injustice. Il est donc « naturel de la plaindre plutôt que de lui jeter l’opprobre ». Toujours les mêmes lieux communs qui donnent à Gorgias les moyens d’arriver à ses fins : montrer que la connaissance de la rhétorique, quand elle est accompagnée d’une grande connaissance de l’auditoire - de sa culture - auquel on s’adresse, elle peut devenir un outil d’une grande puissance.

Le troisième argument pose problème - comme le quatrième -, dans la mesure où il représente, en termes de volume, plus de la moitié du discours consacré à l’argumentation. On peut même affirmer qu’il comporte en lui-même plusieurs arguments très distincts. Le but du présent exercice n’est pas de répéter ce que nous venons de faire avec les deux premiers arguments, mais de montrer comment utiliser les éléments qui se trouvent dans le Traité de l’argumentation de Perelman pour faire des analyses rhétoriques et dégager les lieux communs qui nous permettrons d’identifier l’auditoire, sa qualité, son époque, son origine. Évidemment, il n’y a pas ce seul traité qui puisse faire office d’outil d’analyse. Plusieurs auteurs contemporains se sont penchés sur la question de l’analyse rhétorique.

En fait, ce qu’il faut avant tout comprendre, c’est que tous ces arguments n’ont qu’une finalité : non pas de démontrer qu’Hélène est innocente, mais démontrer que le discours est tout puissant, et démontrer qu’on peut même persuader un auditoire qu’Hélène a été victime de sa toute puissance (donc qu’indirectement elle est innocente), comme peut l’être le peuple, victime de l’opinion.

Par ailleurs, on peut noter que les arguments proposés dans la troisième tentative argumentative pour la défense d’Hélène de Gorgias possèdent les caractéristiques propres à trois des cinq techniques argumentatives que propose le Traité de l’argumentation : les « arguments quasi logiques », les « arguments basés sur la structure du réel » et les arguments « qui fondent la structure du réel ».

Les « arguments quasi logiques » ayant déjà été décrits, il nous faut maintenant définir ceux qui se basent sur la structure du réel et ceux qui fondent la structure du réel. Il existe deux types des premiers selon Perelman :

[…] les arguments s’appliquant à des liaisons de succession, qui unissent un phénomène à ses conséquences ou à ses causes, [et] les arguments s’appliquant à des liaisons de coexistence, qui unissent une personne à ses actes, un groupe aux individus qui en font partie et, en général, une essence à ses manifestations.

Les arguments fondant la structure du réel sont plus nombreux du fait qu’ils ont « recours au cas particulier. Celui-ci peut jouer des rôles fort divers : comme exemple, il permettra une généralisation ; comme illustration, il étayera une régularité déjà établie ; comme modèle, il incitera à l’imitation ». Outre l’argumentation par l’exemple, l’illustration et le modèle, nous pouvons noter ceux de l’Être parfait comme modèle, du raisonnement par l’analogie et la métaphore.

Voyons maintenant ce qui distingue les écrits de Gorgias et en particulier son Éloge. Car son œuvre est fondatrice d’une tradition longue de plusieurs siècle et c’est, entre autres, grâce à la technique développée par Perelman et ses successeurs qu’on comprend mieux aujourd’hui les motivation de l’époque pour de telle envolée lyrique et la présentation d’arguments aussi gracieux que mythologiques.

Patrick Dandrey, un de ceux qui ont tenté de faire de l’analyse rhétorique en s’inspirant de la « Nouvelle rhétorique » et de l’analyse du discours, explique d’emblée dans son étude sur l’éloge paradoxal (la paradoxologia) que la composition de l’Éloge de Gorgias correspond avec l’apparition en Grèce antique de ce genre d’éloge. En effet, nous dit-il,

[i]l semble que l’éloge (ou le blâme) paradoxal soit apparu en Grèce antique peu de temps après la naissance de l’éloquence régulière : pour partie comme technique d’apprentissage de la rhétorique, mais surtout comme démonstration sophistique du pouvoir de la belle parole et de l’influence qu’elle peut exercer, quelque sujet qu’elle traite, quelque thèse qu’elle défende, pourvu seulement que l’orateur s’y entende et sache y faire. C’est pourquoi l’un des premiers maîtres de l’art oratoire et des plus illustres, comme l’était Gorgias, avait composé l’éloge d’Hélène de Troie devenu légendaire. Le maître y révélait un art raffiné et minutieux : composition élaborée, transitions très travaillées et extrêmement étendues, recherche de correspondance phonétiques, équilibre rythmique et musical entre les membres des phrases. Par cette parfaite parodie de la structure, de la topique et du style de l’éloge […] [, Gorgias] professait […], sous couvert de facétie, une ontologie de la libre parole dont la rupture avec la vérité, avec l’Être, n’attente pas à la validité : signe que le logos peut se faire la mesure et le critère de toute chose. [En fait, l’éloge paradoxal] vise en réalité à le [l’auditoire] convaincre du pouvoir de l’éloquence et du rhéteur éloquent.

Ce que nous pouvons conclure de ce qui vient d’être dit, c’est que l’Éloge est bien l’éloge d’« autre chose » qu’Hélène. En fait, bien qu’Hélène soit défendue dans cet éloge, elle est principalement une excuse qui permet à Gorgias de se plier à un exercice qui consiste à construire le discours le plus persuasif possible. L’éloge paradoxal est justement l’exercice par excellence. En effet, plus le sujet d’un discours ou notre opinion sur un sujet - que nous choisissons de traiter - s’oppose à l’opinion des gens à qui l’on veut s’adresser (par exemple, persuader des catholiques convaincus que la religion catholique est mauvaise sera indubitablement plus difficile que de les persuader qu’elle est bonne), et plus il sera difficile de persuader ces gens.

De plus, en débutant son discours avec un exorde, Gorgias s’assure de capter l’attention de son auditoire. C’est parce qu’il voulait attirer l’attention de l’auditoire qu’il n’hésite pas à déclarer Hélène innocente des accusations dont elle est l’objet. En attirant l’attention de l’auditoire, Gorgias s’assure, en plus de rendre l’auditoire attentif, de se mettre dans une position telle que seule la belle parole pourra l’en sortir. Son auditoire entre donc dès le début dans son jeu.

Par ailleurs, si c’est pour l’une des causes inventées par Gorgias, « qui sont censées recouvrir tout le champ du possible […], et il suffirait au besoin que soit constatée la présence d’une seule d’entre elles » pour que soit acquittée Hélène, que la guerre de Troie a eu lieu, c’est qu’il veut aussi culpabiliser les hommes de leur vanité et de leur amour démesuré de la gloire.

Une autre analyse pourrait conclure que la poésie est représentée par Hélène, mais cette analyse devrait faire l’objet d’une autre étude, car nous avons simplement eu ici l’ambition de montrer que, quand on connaît la technique rhétorique, on est à même de découvrir l’auditoire auquel s’adresse un orateur, et qu’il est important de comprendre la différence entre arguments relevant de la logique et ceux relevant de la rhétorique, d’où l’utilisation de Perelman pour l’analyse rhétorique de l’Éloge.

Et s’il est un orateur adjoignant la puissance de la parole à l’éloquence et qui réponde aux critères énoncés par Buffon, c’est bien Gorgias et son Éloge. Ce sophiste ne fut pas seulement un personnage des dialogues platoniciens, mais aussi un grand rhéteur. L’argumentation in utramque partem est son leitmotiv. Il ne suffit que de l’entendre dire que sur toutes les questions, il existe le pour et le contre, et qu’il peut à partir de chaque question soutenir le pour et le contre.

Or, cet auteur et orateur, cristallisa un moment de la mythologie grecque dans son discours sur Hélène. En faisant cette paradoxalogia, il ne faisait pas ni un exercice oratoire ou discursif ni un seul hommage à la beauté d’Hélène, mais utilisait la beauté d’Hélène de Troie pour faire une analogie avec la beauté de la parole. L’expression de cette analogie s’exprime à travers le jeu rhétorique auquel s’adonne Gorgias, même la multiplicité des figures de style le démontre. Ce qui rend beau le discours, c’est la beauté du style : celle-ci s’exprime surtout dans l’Éloge par le parallélisme des membres (présent surtout dans l’exorde, mais c’est le cas tout au long de l’Éloge, comme dans cette expression de Gorgias du « barbare qui entreprit une entreprise barbare »), les chiasmes (au paragraphe 3, ligne 6), les litotes (au paragraphe 3, ligne 3 et 4), de jeux étymologiques figuratifs (au paragraphe 9, ligne 21 à 25), les isoles, où l’égalité de syllabes nous fait penser à une réflexion mathématique (au paragraphe 7, ligne 11 à 14). Ce qui n’est pas sans rappeler les tragédies grecques, ce qui confirme encore une fois la grande culture de son auditoire et de Gorgias. De plus, ce qui prouve que Gorgias s’appuie sur des lieux communs partagés par son auditoire, c’est l’utilisation par notre orateur des topos qui s’inscrivent dans une tradition culturelle propre à la Grèce de l’époque classique : l’injustice est une faute, les fautes doivent être blâmées…

En résumé, la thèse défendue par Gorgias dans l’Éloge est que le discours est tout puissant. Mais au-delà de cette évidence discursive, on peut lire en filigrane une thèse beaucoup plus profonde, c’est qu’Hélène représente la plèbe, l’opinion manipulée, contrainte et forcée par des discours rhétoriques faux. En fait, l’Éloge a aussi pour but, outre celui de louanger (faire cesser le mensonge) Hélène, de faire l’éloge du discours persuasif, de la toute puissance du discours.

Et que dire des figures de style et de rhétorique utilisées dans l’Éloge, méthode rhétorique par excellence? Que Gorgias les maîtrise à la perfection? Effectivement, les figures de style ont été sélectionnées par Gorgias de manière à ce qu’elles nous montrent la vérité de la parole du sophiste. En se présentant comme celui qui dit le vrai, Gorgias impose la force persuasive de son discours.

De plus, Gorgias entre en rapport constant avec la mémoire de l’auditoire. Il le prétend ignorant, tout en sachant pertinemment qu’il sait bien des choses. Il joue sur cette ambiguïté; il utilise son ignorance et manipule sa connaissance. Comment ? En le disant ignorant, Gorgias veut faire croire à son auditoire qu’il a quelque chose à lui apprendre. Or, pour lui apprendre ces choses, il s’appuie sur la connaissance de la mythologie que l’auditoire possède aussi : c’est ce qui lui permet de le rendre docile, cet auditoire - très certainement déjà à genoux devant cette célébrité de l’éloquence -, et ainsi obtenir son adhésion à son propos. En jouant avec une contradiction - Gorgias se vantait qu’il pouvait soutenir une chose et son contraire, ce qu’il fait avec aisance dans l’Éloge en disant, « vous savez/vous ne savez pas -, Gorgias rend l’auditoire confus, ce qui le rend plus réceptif, pense-t-il.

Il n’est pas anodin de souligner qu’à la fin de son discours, Gorgias revient sur l’idée, certes qu’Hélène est innocente, mais qu’il a « tenté d’annuler […] l’ignorance de l’opinion ». En effet, le double défi qu’il s’était fixé au début de l’Éloge était de réduire « à néant, dans ce discours, la mauvaise réputation d’une femme » et de s’en tenir « à la règle [qu’il] avai[t] fixée au commencement de [son] discours ». Cette règle, c’était, justement, de faire cesser l’ignorance de l’opinion (du peuple) par le discours, en utilisant évidemment la toute puissance du « discours rhétorique vrai », du « logos ».

Et Gorgias de déclarer in extremis que s’il a « voulu rédiger ce discours, c’est afin qu’il soit, pour Hélène, comme un éloge, et pour [lui], comme un jeu ».

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